MON TOP 5 – FILMS 2023

BILAN : Année charnière pour le cinéma, l’influence en salle s’avère significative en 2023. Les succès et les bides du box-office suffisent pour stopper net certains projets en production. Tandis que la grève en décale beaucoup d’autres. (DUNE Part II, qu’il faut attendre quelques mois supplémentaires par exemple). Le phénomène de cette année demeurera le Barbenheimer, événement qui a largement atomisé le box-office. Même à l’échelle mondiale. Dans celui-ci d’ailleurs se trouve ma plus grosse claque de cette année, a contrario de son adversaire, qui m’a bien agacé.

Numéro 1 : OPPENHEIMER

Après deux films pilotés en solo, plus décevant, l’immense metteur en scène Christopher Nolan dévoile un biopic de taille. L’artisan du cinéma moderne use de tout son savoir-faire pour mettre en œuvre une production plus vraie que nature. Au milieu de ça, il dresse le portrait ambigu d’un génie à l’exploit conséquent, sous les traits du stupéfiant Cillian Murphy.

Le plus impressionnant demeure son montage de trois heures qui englobe une expérience de cinéma immersive et sensorielle. Photographie, bande originale, bande son, et mise en scène sont les instruments d’une claque historique. À deux doigts du chef-d’œuvre.

MA NOTE : 17.5/20 / MA CRITIQUE : ICI


Numéro 2 : THE KILLER

C’était probablement l’une de mes plus grosses attentes de ces dernières années. Principalement, car le film signe le (vrai) retour de David Fincher à la réalisation d’un thriller viscéral comme il sait y faire. Si pour beaucoup le résultat est décevant, à mes yeux le réalisateur compose une œuvre sarcastique, millimétrée et méthodique, comme rarement. Un apparat série B, mais 4 étoiles, traversé par la prestation de caméléon du génialissime Michael Fassbender.

Certes, dans la filmographie du metteur en scène, THE KILLER ne se dresse pas en haut du panier, et pourtant… Entre son cynisme et sa mise en scène époustouflante, ce contrat pour Netflix demeure brillant.

MA NOTE : 17/20 / MA CRITIQUE : ICI


Numéro 3 : THE WHALE

Après plusieurs expérimentations très bancales, le réalisateur Darren Aronofsky revient à un cinéma simple et puissant. Sur près de 2 heures, il dresse, en huis clos, le portrait d’un homme atteint d’obésité morbide qui tente de renouer avec sa fille. Brendan Fraser, entiché d’un bon nombre de prothèses, y dévoile une performance saisissante et pleine d’intensité sincère. Les dernières minutes m’ont fait fondre en larmes, et c’est suffisamment rare pour être souligné.

MA NOTE : 16.5/20 / MA CRITIQUE : ICI


Numéro 4 : MISANTHRØPE

Discret film policier qui revient à un genre des années 90 que j’adule (la traque de serial killer) MISANTHRØPE s’avère aussi solide qu’efficace. À peine deux heures pour un thriller à l’ambiance délectable et glacial qui va à l’essentiel. Un gros plaisir de genre à mon égard.

MA NOTE : 16/20 / MA CRITIQUE : ICI


Numéro 5 : BABYLON

Le prodige derrière Whiplash et La la Land a dévoilé en tout début d’année une très généreuse (3 heures) ode du cinéma avec BABYLON. Une tragi-comédie pleine de pulls et en musique assez virtuose, malgré ses imperfections. Hélas, le film a fait un petit bide sincèrement injuste compte tenu de sa générosité et son savoir-faire. Néanmoins, je nourris l’espoir d’une œuvre culte sur le tard.

MA NOTE : 16/20 / MA CRITIQUE : ICI


Les oubliés du TOP (les bons comme les mauvais)

  • KNOCK AT THE CABIN : Dans ce petit thriller sous forme de huis clos post-apocalyptique, le génial et borderline M. Night Shyamalan compose un film distrayant jusqu’à sa conclusion.
  • MISSION: IMPOSSIBLE, DEAD RECKONING : Après 3 précédents opus grandioses dans leurs genres, ce 7ᵉ film de la franchise s’enlise. Demeure une technique artisanale trop rare dans les blockbusters. Hélas, Dead Reckoning faillit sur de nombreux points tels que son scénario, ses personnages secondaires et des grandes scènes d’actions moins époustouflantes. Ironiquement, le film est un petit bide, suite à la sortie du Barbenheimer.
  • BARBIE : Le grand adversaire d’OPPENHEIMER qui a atomisé la concurrence demeure à mes yeux une déception amère. Bien moins acidulé qu’elle aurait pu l’être, cette fable féministe s’avère être le produit par excellence du capitalisme qu’elle tente de se moquer.
  • ANATOMIE D’UNE CHUTE : Si le temps m’a manqué à sa sortie pour faire une critique, la palme d’or du dernier festival de Cannes demeure une petite bombe vue sur grand-écran. Un drame humain ambigu et tranchant dans sa partie judiciaire, qui méritera amplement tous les prix qu’elle risque de rafler aux Oscars, comme aux Césars en février prochain.
  • KILLERS OF THE FLOWER MOON : Pour le premier western de Martin Scorsese, les critiques se sont montrés assez dithyrambique. Pour moi, et sur près de 3h30, (et même si la longueur n’est pas un problème) le film n’a cessé de manquer d’impact, malgré la force de son intrigue.
  • NAPOLÉON : L’octogénaire bien tassé Ridley Scott qui réalise un biopic guerrier sur l’Empereur français Napoléon, forcément ça pousse à la curiosité. En résulte, comme beaucoup de ses films, un biopic aussi antipathique qu’anecdotique. Quand même…
  • VERMINES : C’est la petite bombe de la toute fin d’année, qui plus est, française. Pour les amoureux d’horreur, cette invasion d’araignées dans une cité impressionne grâce à son climax de tension permanente. Un premier film de genre coup-de-poing.

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