NEAGLEY

Au même moment que la diffusion du dernier épisode de la musclée série Reacher, Prime Video dévoile le premier spin-off issu de son univers. Le timing est idéal puisque la plateforme peut surfer sur le succès de sa saison 4 tout en proposant une aventure inédite à sa fidèle partenaire : Neagley (Maria Sten). Et si celle-ci est absente de la dernière saison en question, le mastodonte Alan Ritchson fait deux apparitions symboliques dans ce spin-off, qui se révèle être dans la pure continuité de son aîné.

Ancienne collègue de Jack Reacher au sein de la 110e unité des enquêtes spéciales de l’armée, Frances Neagley, désormais détective privée à Chicago, apprend qu’un ami très cher a été tué dans un accident suspect. En quête de justice, la jeune femme met en oeuvre tout ce qu’elle a appris de Jack Reacher et de son expérience dans la 110e. Pour découvrir la vérité, Neagley emprunte une voie dangereuse et risquée…

Spin-off de Reacher centré sur le personnage de Frances Neagley (interprété par Maria Sten).

Avec deux showrunners à la barre, dont Nick Santora, déjà à l’œuvre sur Reacher, cette nouvelle production se base uniquement sur la caractérisation de cet acolyte, désormais mis au premier plan, et non plus sur une histoire relatée par l’écrivain Lee Child. Si l’on peut apprécier la démarche, d’autant qu’elle fait la part belle au développement personnel de son héroïne, cela n’en fait pas pour autant un succès garanti. C’est hélas ce que va prouver ce spin-off sur la longueur.

Curage de Neagley

Malgré son enveloppe identique — ce qui n’est pas forcément sa meilleure idée non plus —, cette nouvelle série policière, nichée entre thriller et action, révèle bien vite ses lacunes. En partie réalisée par des artisans familiers de la série mère, Neagley dispose du même visuel un peu impersonnel que son aînée, jusqu’à son faux générique sur fond de tonnerre.

Ce n’est ni très original ni très efficace, d’autant que la série ne bénéficie pas du même impact que Reacher. Et cet impact se jauge fatalement à travers ses scènes d’action. Moins nombreuses et moins brutes, celles-ci exploitent tout de même le physique de sa très bonne tête d’affiche. Pour autant, on aurait pu s’attendre à mieux concernant le rythme de l’action.

Davantage axé sur l’enquête et sa dynamique d’équipe — encore un point affreusement similaire à Reacher —, son plus gros problème réside toutefois dans l’éclairage de celle-ci, bien trop tiré par les cheveux. Si la série compte six personnages récurrents, tous relativement bien exploités sur la longueur, elle échoue totalement à crédibiliser ses antagonistes et leurs quêtes de pouvoir.

En dévoilant assez rapidement les différentes facettes de sa problématique, Neagley ne gagne pas en suspense et se repose ainsi sur le passé de son héroïne, son quatuor d’enquêteurs et ses différentes scènes d’action. Restent trois alliés appréciables aux côtés de notre enquêtrice indépendante, mais ces autres atouts ne suffisent pas à convaincre. Loin de là.

Avec la diffusion intégrale de sa saison dès la rentrée, la série perd rapidement en addictivité et se consomme aussi vite qu’elle s’oublie. Son principal défaut est de ne pas se démarquer de son prédécesseur et d’en être une copie bien trop fade.

EN DEUX MOTS : Neagley avait de quoi séduire en mettant au premier plan une figure appréciée de l’univers Reacher, mais cette première aventure en solo peine à trouver sa propre identité. Malgré une héroïne attachante, une équipe d’enquêteurs appréciable et quelques scènes d’action, ce spin-off souffre d’une intrigue peu crédible et d’un manque de suspense. Une série policière qui se laisse regarder, mais qui, faute de véritable personnalité, s’oublie aussi vite qu’elle se consomme.

MA NOTE : 2.5/5


Points forts

  • Le développement personnel de Neagley, enfin mise au premier plan.
  • Maria Sten et son physique de tête d’affiche, exploités dans les scènes d’action.
  • Une équipe d’enquêteurs appréciable, avec des personnages récurrents relativement bien exploités.
  • Quelques scènes d’action et la présence symbolique d’Alan Ritchson.

Points faibles

  • Un manque d’identité et d’originalité, avec une série trop similaire à Reacher.
  • Une intrigue tirée par les cheveux, qui peine à crédibiliser ses antagonistes et leurs quêtes de pouvoir.
  • Un suspense limité, avec une problématique dévoilée trop rapidement.
  • Des scènes d’action moins nombreuses et moins percutantes, ainsi qu’un rythme perfectible.
  • Une série qui perd rapidement en addictivité et s’oublie aussi vite qu’elle se consomme.

Les crédits

CRÉATEURS : Nick Santora & Nicholas Wootton

AVEC : Maria Sten…, Greyston Holt.., Adeline Rudolph, Jasper Jones, Matthew Del Negro, Damon Herriman, spécial guest star : Alan Richtson,

mais aussi : Rebecca Liddiard, Tyronne Benskin, Jessica Clement, Peter Outerbridge, Stephen Louis Grush, Joel Keller (…)

ÉPISODES : 8 / (Durée moyenne : 48mn) / DIFFUSION : 2026 / CHAÎNE : Prime Video

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *