BILAN : Histoire de clôturer l’année comme il se doit, voici mon TOP 10 des meilleures séries qui, pour moi, ont fait briller 2025. Sans grandes surprises, HBO (via la plateforme HBO max qui fait marche arrière dans son titrage) s’est encore démarquer via quelques pépites, et surtout, malgré un catalogue restreint.
Cependant, on peut noter quelques déceptions ici et là, notamment pour des plateformes qui ont frapper fort l’année précédente. (A l’instar d’Apple TV ou FX). 2025 reste une année solide malgré tout.
Mon classement n'est pas toujours représentatif de mon système de notation individuel. Pour mon TOP 10, il se base davantage sur mon ressenti, avec du recul, vis-à-vis des surprises ou des déceptions de cette année.
1er : TASK

Si la nouvelle série limitée du créateur de Mare of Easttown demeurait l’une de mes plus belles attentes de l’année, je ne pensais pas qu’elle serait une claque pareille. Ainsi, 3 ans après son acclamée récit policier, Brad Ingelsby brouille à nouveau les frontières du drame pour une proposition davantage tournée vers le thriller. Son format en 7 épisodes permet alors d’ajouter une densité sur la longueur, mais sans trop s’étendre pour autant.
En son centre, le créateur place deux figures masculines d’une rare intensité dramatique. Deux profils que tout oppose sur le papier – flic contre criminel – mais qui recèlent pourtant de plus d’une similarité. Mark Ruffalo demeure magistral dans le registre, tandis que Tom Pelphrey subjugue par sa force brut percutante, entre douceur et rage contenue. Autour d’eux le scénariste parvient à faire vivre une distribution dense et vivifiante, qui permet à TASK de s’élever dans un genre balisé.
Grâce à son écriture qui place l’humain avant le sensationnel, la mini-série HBO trouve une justesse rare entre la noirceur et moiteur (Pennsylvanie oblige), pourtant baigné de lumière. Et dans cette lumière sincère découle une émotion rare, au plus près des failles humaines, ce qui fait mouche à mes yeux.
MA NOTE : 17.5/20 / MA CRITIQUE : ICI
2e : THE LAST OF US – saison 2

Plus de 2 ans après une première saison, un brin imparfaite mais très solide et qui adapter avec tact un mastodonte vidéo-ludique, la production d’envergure HBO dévoile sa suite. En faisant le choix logique d’étaler son récit d’autant plus large sur plusieurs saisons, The Last of Us 2 à probablement autant diviser et frustrer le public qu’il à pu le convaincre.
Néanmoins, malgré de nouvelles petites faiblesses et certains moments encore rapide, cette seconde adaptation impressionne par sa maîtrise de quelques éléments cruciaux de son univers. Ce faisant, elle corrige quelques lacunes de sa saison précédente et délivre par la même occasion l’un des meilleurs épisodes, tous genres confondus, vu à la télévision ces dernières années.
Entre ça, une ligne morale habilement brouillée et quelques moments d’émotions poignant, cette seconde saison s’impose à nouveau comme un morceau de choix sur petit écran.
MA NOTE : 17/20 / MA CRITIQUE : ICI
3e : ANDOR – saison 2 (finale)

Longuement attendue et préparée, la suite et dernière saison de la claque Star Wars : ANDOR ne déçoit pas. Comme son aînée, la surprise en moins, cette suite s’avère aussi surprenante, mature, que d’une rare densité, telle sa précédente salve de 12 épisodes. Si son univers balisé l’empêche d’atteindre certains sommets, la vision de son créateur prévaut sur ses défauts puisqu’elle livre un spectacle à la fois riche, politique et très humain au bout du compte.
Certes, à l’heure actuelle, difficile d’imaginer une autre production de la firme à Mickey réitérée l’exercice et sa fin (un peu) précoce demeure frustrante, mais force est de constater que la série de Tony Gilroy aura su maintenir sa ligne jusqu’au bout. Aussi courte soit-elle.
MA NOTE : 16/20 / MA CRITIQUE : ICI
4e : MOBLAND – saison 1

MobLand c’est probablement la plus belle surprise de l’année. Alors certes, la présence de Guy Ritchie à la réalisation puis la production demeure engageante, au même titre que sa distribution solide, mais cette nouveauté Showtime/Paramount+ dispose dans tous les cas d’une formule éculé. Polar urbain british par excellence, le thriller parvient pourtant à merveilleusement se démarquer par quelques atouts salvateurs.
Au centre de tout demeure le magnétique Tom Hardy, qui incarne à merveille cette tête d’affiche taciturne parmi les truands. Celui-ci évolue dans un récit parfaitement maitrisé que l’on doit à un duo chevronné qui rendent cette première saison de 10 épisodes aussi dense que mouvementé. Un exercice de genre d’une rare maîtrise en soit.
MA NOTE : 15/20 / MA CRITIQUE : ICI
5e : THE WHITE LOTUS – saison 3

Malgré un final un peu amer et sage, difficile de bouder son plaisir devant cette 3e anthologie prestigieuse signé HBO. Il faut dire que son créateur a su faire monter le malaise avec brio et aligner un casting à proprement renversant. La déception n’en est que plus amère. Néanmoins, la série The White Lotus conserve une enveloppe d’une rare maîtrise et quelques portraits humains qu’on aime détesté.
Cette saison nous donne même l’occasion d’apprécier l’un des meilleurs monologues vu à la télévision depuis quelques années. On peut remercier son interprète Sam Rockwell pour ça, mais surtout Mike White toujours à l’écriture et la réalisation de cette comédie satirique. En espérant que sa prochaine saison (en France !) sera retrouvé le côté percutant qui clôturé sa deuxième aventure.
MA NOTE : 15.5/20 / MA CRITIQUE : ICI
6e : PEACEMAKER – saison 2

Tardivement, mais heureusement, le anti-héros le plus débile et attendrissant de l’écurie D.C. fait son retour pour une seconde aventure. Si Peacemaker 2 ne brille jamais par son esthétisme elle le fait par sa sincérité et son humour ravageur. Sa meilleure idée ? Laissé le très occupé et talentueux James Gunn composé une nouvelle épopée fantastique loufoque et entraînante.
Grâce à son écriture et son sens du rythme, cette suite parvient encore à faire le portrait d’une bande de bras cassé jamais délaissé. John Cena campe toujours avec brio et auto-dérision cette montagne de muscle en lutte avec lui-même, tandis que quelques seconds rôles brillent dans des scènes d’une absurdité sans nom. Un plaisir qui ne peut que donner le sourire, mais parfois aussi, nous attendrir.
MA NOTE : 15.5/20 / MA CRITIQUE : ICI
7e : ÇA: Bienvenue à Derry – saison 1

Des années après deux chapitres sur grand écran aussi plaisant qu’imparfait le célèbre roman de Stephen King : ÇA se voit compléter d’un spin-off loin d’être inutile. La bonne nouvelle c’est qu’on retrouve les artisans des deux films derrière la caméra, tandis que la chaîne HBO a soutenu sa vision gore et outrancière pour une vraie proposition d’horreur fantastique.
Le résultat est à l’image de ses ambitions : borderline (surtout esthétiquement), mais d’un parti pris assumé et généreux. Avec sa bande d’enfants tourmentés et son fond social historique plutôt juste cette première saison de ÇA: Bienvenue à Derry demeure un plaisir coupable non feint. Et en prime, Bill Skarsgård rempile dans la peau du terrifiant clown pour quelques apparitions très efficace.
MA NOTE : 15/20 / MA CRITIQUE : ICI
8e : SLOW HORSES – saison 5

Le rendez-vous sériel le plus excitant de l’année se poursuit avec véhémence sur Apple TV, même quand il ne parvient à totalement renouveler sa formule. Seulement grâce à son format idéal, une distribution aux petit oignons, un humour corrosif et la prestation toujours magistral de Gary Oldman, Slow Horses 5 est un plaisir trop rare et trop précieux pour être floué. La bonne nouvelle c’est que sa prochaine aventure promet d’être encore meilleure.
MA NOTE : 15/20 / MA CRITIQUE : ICI
9e : PLUR1BUS – saison 1

Fatalement la nouvelle création de Vince Gilligan, non issus de l’univers de Breaking Bad, était un événement en soit. Et pour le coup avec Pluribus, le créateur dévoile un high concept d’envergure, qui subjugue d’abord, avant de s’empêtrer dans quelques longueurs qui creuse un peu ses failles sur la longueur. Malgré tout, avec son sens du détail impressionnant, difficile de ne pas se prendre au jeu dans cette mystérieuse série merveilleusement mené par Rhea Seehorn.
MA NOTE : 14.5/20 / MA CRITIQUE : ICI
10e : ALIEN: Earth – saison 1

La position symbolique d’ALIEN: Earth dans mon classement n’est pas anodine. A la fois ma plus grosse attente sérielle de l’année, mais aussi la plus grande déception, cette première saison (tardivement renouvelée) est aussi passionnante qu’imparfaite. En ouvrant de nouveaux aspects à cette superbe saga de Science-fiction, son format inédit et ses moyens colossaux ne remplissent que partiellement ses promesses.
A juste titre, on aurait pu attendre beaucoup de la vision unique de Noah Hawley (Fargo, Légion) à la barre de la série. Hélas, le résultat sur la longueur déçoit par son rythme en dent de scie et quelques caractérisations décevantes. Heureusement, ALIEN: Earth parvient à vraiment briller par moments (notamment avec un nouveau bestiaire passionnant) et ouvre quelques pistes prometteuses. Espérons que l’avenir sera pleinement corriger le tir et rendre hommage à la richesse noire de son univers.
MA NOTE : 14.5/20 / MA CRITIQUE : ICI
Les oubliés du TOP (les bons)
- SEVERANCE – saison 2 : Impossible de qualifier la saison 2 de Severance comme réellement manqué. Seulement après l’uppercut de sa première saison, son high concept et son ambiance délectable s’essouffle en dépit de quelques petites longueurs et des questions trop étendus. Peut être seulement la saison de transition avant une nouvelle salve éblouissante ?
- THE AGENCY – saison 1 : Dans un registre d’espionnage terre-à-terre, The Agency demeure une bien belle nouveauté sur petit écran. Le pari n’était pourtant pas gagné en remakant la superbe série française Le Bureau des Légendes, mais contre toute attente la série dévoile un tempo idéal entre sa narration très fine, son ambiance épuré et sa distribution très solide. Michael Fassbender usant évidemment de son charme de caméléon ambigu avec maestria.
- BOSCH: LEGACY – saison 3 (finale) : Si l’aventure semble avoir été de courte durée pour le célèbre détective privée durant ce spin-off, difficile de bouder son plaisir devant tant d’aisance. On peut même se consoler d’encore espérer revoir régulièrement la célèbre trogne de Bosch (Titus Welliver) à l’avenir.
- BALLARD – saison 1 : Dans la continuité de BOSCH: Legacy dans laquelle sa nouvelle héroïne faisait sa première apparition, Ballard ne brille ni pour sa formule ni pour son originalité. En revanche, comme son aînée, ce spin-off navigue avec une rare efficacité dans le genre du polar sous le soleil de L.A. Et surtout, il brille pour son portrait féminin très solidement interprété par Maggie Q.
- THE GILDED AGE – saison 3 : Malgré son genre et sa formule un peu balisé, il faut noter la mention de la série historique HBO dans une troisième aventure très bien orchestré. Une saison qui est à l’image de sa production : d’une belle richesse visuelle.
Les oubliés du TOP (les moins bons)
- DEXTER: Résurrection– saison 1 : Comme son titre l’indique habilement (…) cette « résurrection » n’a que la bonne idée de pleinement faire revenir le très sympathique serial killer dans un nouveau bac à sable urbain. Sa distribution était même très engageante, mais le résultat effraie par sa banalité et ses nombreuses incohérences. Comme quoi, ce qui est mort doit rester mort.
- GEN V – saison 2 : Sa première saison avait su renouveler intelligemment son univers outrancier sans tomber dans le piège de la production teenage décérébré. Sa suite, probablement chamboulé par sa perte au casting et ses réaménagements scénaristiques, compile les lacunes d’un univers étendus en manque d’idées. C’est affreusement similaire à son aîné The Boys.
- CHIEF OF WAR : Pur hommage à la nation Hawaïenne cette mini-série de et avec Jason Momoa ne parvient pas sur la longueur à allier ambitions et mise en œuvre. Limité techniquement malgré de beaux moyens, historiquement inspiré mais cédant à la facilité, faussement épique et ronronnant politiquement, la série limitée Apple TV n’est jamais à la hauteur de ses prétentions. Dommage.
- THE HANDMAID’S TALE – saison 6 (finale) : La révolution tant attendue pâtit de ses dernières errances de rythme mais aussi scénaristiques, au détriment d’une vision féministe engagée ou de quelques messages politiques percutant. L’anonymat prévaut contre la rage de ses débuts et la saga dystopique demeure bien trop oubliable pour nous secouer lors de ses aurevoirs. C’est dommage.
- SQUID GAME – saison 3 (finale) : Final tant attendue par des millions de fans, le phénomène planétaire prouve avec cette dernière salve, qui fait directement suite à la saison 2, que son retour n’avait rien de vraiment nécessaire. Si une certaine efficacité demeure, c’est indéniable, des problèmes de rythme et d’écriture subsistent. Cette décision semble laissé croire qu’avec Netflix le filon n’est jamais mort.
En bonus :
- STRANGER THINGS – saison 5 (finale) : En plus d’être devenu le plus gros succès de Netflix, Stranger Things demeure surtout son œuvre la plus fédératrice. Presque 10 ans après son commencement, et plus de 3 ans après une 4e saison conséquente, son grand final se dévoile enfin… et ce fait languir. Divisé en trois volumes, la saga prouve plus que jamais qu’elle produit de consommation elle est devenue avec le temps. Au programme : beaucoup d’effets spéciaux et peu de frissons.